ADAF asbl

Communiqué N°11

16/11/2008 22:00

Controverse : une émission qui suscite des questions

Etrange émission ce midi sur RTL. Tout d’abord, à notre grand étonnement, Pascal Vrebos ne souhaitait pas qu’un représentant de l’ADAF soit présent au débat. Visiblement, les positions que nous avons prises récemment ne plaisent pas à tout le monde.

Fidèles à leurs récentes habitudes, les représentants du MR et du CDH étalaient leur évidente mauvaise foi et continuaient à mépriser les actionnaires victimes de cet incroyable hold-up.
 
Malgré les commentaires éclairés du professeur Serge Wibaut qui expliquait que la faillite d’une banque comme FORTIS était tout simplement impossible dans notre pays, Melchior Wathelet Junior répétait que FORTIS était en position de faillite au soir du vendredi 3 octobre, ce qui est contesté par toute personne qui a étudié un tant soit peu le dossier (comme par exemple Monsieur Paul Dhayer, le Procureur du Roi de Bruxelles).
 
Mais le plus grave est qu’au contraire de se montrer rassurants, ces hommes politiques ont à nouveau insidieusement fait comprendre qu’en dehors de la garantie de l’Etat sur les dépôts privés, rien n’était garanti pour les entreprises belges qui possèdent des comptes FORTIS. Et après cela, on s’étonnera que des milliards soient retirés de la banque par lesdites sociétés... Le gouvernement voudrait détruire ce qu’il reste du peu de confiance que les entrepreneurs ont encore en FORTIS qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Nous ne pouvons que nous poser à nouveau des questions en nous demandant à quoi joue ce gouvernement ?
 
Est-ce vraiment comme le déclaraient en choeur Jean-Marc Nollet et Karine Lalieux (représentante du PS qui aux dernières nouvelles fait partie de ce gouvernement...) « de l’amateurisme, de la maladresse, de l’irresponsabilité » ou ces messieurs du CDH, du MR et autres CD&V ont-ils un autre objectif en faisant fuir par leurs propos peu rassurants les clients les plus importants de FORTIS ? A qui peut bien profiter le crime ?
 
Fort surprenant également le fait que personne, en dehors des socialistes, ne semble vouloir d’une commission d’enquête sur les rôles et les responsabilités de chacun. De quoi certains hommes politiques ont-ils peur ?
 
D’autre part, comment ne pas évoquer le témoignage de cette employée de FORTIS complètement déboussolée par les évènements (à juste titre) parce que victime d’un honteux chantage de la part du gouvernement et de pressions émanant de son employeur. Victime aussi de son double statut d’employée et d’actionnaire qui l’oblige (croit-elle) à ne pas défendre ses droits d’actionnaire pour espérer sauver son emploi. Il faut répéter que les actionnaires n’ont ni envie ni intérêt à mettre en péril ces emplois, mais il faut aussi que les employés se souviennent que c’est avec l’argent d’investisseurs que l’on crée de l’emploi. Sans investisseurs et sans entrepreneurs, l’avenir ne sera guère brillant. Et croire que BNP Paribas, qui en France pratique une politique de gestion impitoyable de son personnel, sera le sauveur relève d’une certaine naïveté.
 
A la fin de l’émission, Thibault Richard, un de nos membres qui avait été invité sur le plateau à titre personnel, reçu, hors caméra, cette confidence étrange de… Pascal Vrebos. L’animateur de l’émission lui dit qu'il avait des informations tendant à indiquer que les actionnaires seront déboutés ce mardi. Il serait vraiment intéressant d’interroger Monsieur Vrebos sur l’identité de son informateur...
 
Pour conclure, nous ne prendrons pas d’autres positions jusqu’à ce fameux jugement de Madame De Tandt, Présidente du Tribunal de Commerce, mais les politiques doivent savoir que l’ADAF va intensifier son action afin que les actionnaires volés et bafoués dans leurs droits soient non seulement indemnisés, mais également respectés.



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