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Communiqué N°21

11/12/2008 18:00

Et maintenant le chantage…

Les mots commencent sérieusement à manquer pour qualifier le comportement de notre Premier ministre. Après la culpabilisation des actionnaires expropriés par le gouvernement, après les menaces adressées sans équivoque au Tribunal de Commerce, voici venu le temps du chantage.

Notre Premier a déclaré cette après-midi que tant que des procédures juridiques étaient en cours, aucun transfert des actions BNP PARIBAS ne pourrait être envisagé vers le holding FORTIS.

Quelques heures auparavant, le même Monsieur Leterme déclarait qu’il était « prématuré » d’envisager pareille opération. Après ses propos pour le moins ambigus la semaine dernière au magazine Trends où il laissait planer un soupçon d’espoir pour les actionnaires spoliés, il continue ainsi à souffler le chaud et le froid.

Une maladresse de plus au compteur du futur ex-Premier ministre ? Nous n’y croyons pas un instant. La tactique est simple et efficace : gronder, culpabiliser, menacer, dissimuler, diviser, s’offusquer, nier l’évidence et puis donner une pincée d’espoir et au final lâcher un petit peu de lest (ce sera pour début 2009, quelques mois avant les élections) et le tour sera joué.

Le vrai drame c’est que cela fonctionne. Nous recevons beaucoup de courriers et de mails de gens complètement perdus face aux évènements. Ils ne savent plus quoi faire et l’envie de ne plus entendre parler de cette sinistre affaire se mélange à leur sentiment de colère et d’injustice.
 
Malheureusement, il n’y aura pas de miracle dans le hold-up FORTIS. Le combat va être dur et long. La raison du plus fort, celle du gouvernement, risque bien de s’imposer pendant plusieurs mois.
 Nous sommes cependant convaincus que le droit finira par s’imposer. Si cela ne devait pas être le cas, ce ne serait plus la faillite de FORTIS que l’on devrait craindre mais celle de notre pays.



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