ADAF asbl

Communiqué N°22

14/12/2008 09:00

Lettre ouverte aux membres du gouvernement de ce pays

Alors que vous vous félicitiez il y a si peu de temps d’un excellent jugement (pourtant très controversé et sur lequel courent les rumeurs les plus folles) prononcé par la Présidente du Tribunal de Commerce de Bruxelles.

Alors que vous vous indigniez que l’on puisse critiquer ou s’étonner de ce jugement.

Alors que vous affirmiez que la vérité judiciaire était dorénavant connue et que plus rien n’allait s’opposer à l’accomplissement de vos merveilleuses négociations.

Alors que, suite au jugement rendu par trois juges indépendants de la Cour d'Appel, l’occasion vous était offerte sur un plateau d’argent de faire amende honorable, de rouvrir les négociations et de rendre ainsi un peu de crédit à votre mission.

Vos seules réactions consistent encore et toujours à nier l'évidence et à nous délivrer des déclarations autistes et méprisantes.

Votre seule préoccupation  étant de payer des avocats arrogants et procéduriers avec l'argent de l'Etat (c'est-à-dire le nôtre) pour qu'ils retardent l'échéance. Celle qui délivrera immanquablement la vérité et condamnera implacablement tous les manquements d'autant plus sévèrement qu'ils auront été camouflés par une série d'artifices juridiques et administratifs.

Vous refusez la sagesse d’un jugement plein de bon sens permettant que les actionnaires de FORTIS puissent se prononcer sur la survie de leur société et imposant, par la nomination de cinq experts, la transparence que vous avez omis de nous donner, et cela, alors que le premier tribunal avait déjà déploré le manque total de clarté et d’informations fiables dans ce dossier.

Puisque tout le monde s’accorde à dire qu’il y a un manque évident de chiffres objectifs dans cette affaire comment faites-vous pour être à ce point convaincus que BNP PARIBAS était et reste la seule solution ?

Si FORTIS est à ce point une brebis galeuse, pourquoi BNP Paribas s’empresse-t-elle d’annoncer, moins d’une heure après la communication du nouveau jugement, que cela ne remet rien en cause et que leur intérêt reste entier ? Rassurez-vous, nos voisins français ne font pas cela parce qu'ils sont masochistes, mais tout simplement parce qu'ils ne veulent pas lâcher ce que tous les experts financiers de l'hexagone qualifient de l'affaire du siècle.

Puisque vous vous obstinez aveuglément dans la même voie, la vraie question est peut-être de savoir de quoi vous avez peur ?
 
Les experts pourraient-ils être amenés à découvrir des choses à ce point compromettantes qu’elles mettraient un terme immédiat à la carrière de certains d’entre vous ?
 En tout cas, quoi qu’il advienne, ayez l’extrême bonté d’arrêter de nous prendre pour ce que vous savez et offrez-nous, à défaut de compétence, la vérité et un peu de respect.



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