ADAF asbl

Communiqué N°23

16/12/2008 11:00

L'ADAF veut être reçue par le Premier ministre

Tout d’abord, rappelons-le, nous sommes une association sans but lucratif, créée uniquement suite aux évènements connus de tous et l’inscription à notre association est gratuite. Nous sommes donc neutres et indépendants.

Si Maître Modrikamen représente 2.000 actionnaires qui ont la volonté et les moyens financiers d’être représentés par un (excellent) avocat, on semble oublier qu’il y a dans ce pays plus de 500.000 actionnaires concernés.

Par les milliers de témoignages écrits, verbaux et oraux que nous avons reçus, nous prétendons nous exprimer, non seulement au nom de nos 2.500 membres adhérents, mais aussi au nom de plusieurs dizaines de milliers d’autres actionnaires traumatisés par les séances d’humiliation, de culpabilisation et d’intimidation orchestrées par certaines personnalités politiques.

Nous voulons savoir de quel droit le gouvernement exclut les associations représentatives des actionnaires, donc des propriétaires, de FORTIS de toute discussion.

Et cela, alors que les syndicats sont reçus par le Premier ministre et que le tapis rouge est déroulé sous les pieds du patron de BNP PARIBAS. Celle-là même qui vient d’être déclarée coupable de voie de fait pour avoir exclu « de manière infondée » la direction de FORTIS des négociations lors du rachat contesté, mais également pour avoir acquis FORTIS Insurance par des procédés douteux.
 
Ces accusations extrêmement graves de voies de fait sont reprises en page 130 d’un jugement de plus de 150 pages, rendu par une Cour d’Appel, qui rétablit en outre les actionnaires dans leurs droits les plus fondamentaux, désigne des experts et fustige l’attitude du gouvernement.

Pourquoi dans ces conditions recevoir en Conseil des ministres la BNP PARIBAS et à nouveau exclure les principaux intéressés, les actionnaires ?

C’est en fait à un véritable remake des 3, 4 et 5 octobre auquel on est en train d’assister.

Cela n’est plus tolérable.

Nous exigeons d’être traités sur un même pied que les autres parties et par voie de conséquence nous voulons être reçus par le Premier ministre pour qu’il nous explique les raisons de son attitude.

Il ne doit pas oublier qu’il est le Premier ministre de tous les belges et pas seulement de ceux qui pensent comme lui.



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