ADAF asbl

Communiqué N°33

11/02/2009 23:00

Les négociations doivent commencer et Monsieur De Boeck doit s’en aller

Après une journée historique, les actionnaires de FORTIS ont enfin pu s’exprimer, malgré une dernière tentative de manipulation scandaleuse, illégale et suicidaire émanant du gouvernement via FORTIS BANQUE. Cette dernière essaya de nous faire voter une motion lui permettant d’exercer un droit de vote pour les 125 millions d’actions qu’elle possède dans FORTIS holding. Et cela, alors qu’il avait été clairement déterminé que FORTIS BANQUE n’avait pas de droit de vote en l’état actuel des choses et que, de plus, elle n’avait procédé à aucun enregistrement des dites actions.

Nous devons également préciser que de très nombreux membres de notre asbl se sont plaints de ne pas avoir reçu les documents destinés à leur permettre d’exercer leur droit de vote. Une des victimes est notre propre secrétaire de l’asbl, il avait pourtant bloqué ses actions il y a trois semaines. Il fut empêché de voter !

Au début de l’assemblée générale extraordinaire, les experts avaient pour l’occasion endossé leur désormais habituel costume d’avocats de l’Etat, ce qui sortait complètement de la mission pour laquelle ils furent (grassement) payés par FORTIS holding.

Un peu plus tard, Monsieur De Boeck, dans un moment d’une rare lucidité, s’autoproclama incompétent et, pour la première et probablement la dernière fois depuis qu’il est devenu CEO, fit l’unanimité.

Nous avons déjà dit que Monsieur De Boeck aurait dû se retirer suite à ses erreurs répétées de jugement (300 millions d’euros partis en fumée pour ne pas avoir attendu un jugement qui devait être prononcé). Aujourd’hui, il nous semble que sa situation est intenable et qu’il doit avoir la décence, la lucidité et la prudence de se retirer. Si tel n’était pas le cas, l’ADAF lancerait une procédure visant à obtenir le départ de celui dont plus personne ne veut.

Il aurait dû s’inspirer des trois candidats administrateurs (Messieurs Criel, de Selliers de Moranville et Casier) qui eurent l’honnêteté de déclarer qu’en cas de vote négatif ils se retiraient. L’intervention de Monsieur de Selliers de Moranville à ce sujet mérite le respect le plus sincère.

Concernant les autres candidats administrateurs, nous regrettons fortement l’éviction de Monsieur van Daele, dont les compétences auraient indiscutablement été utiles au futur conseil d’administration.

A propos de ce nouveau CA, il faut maintenant attendre l’assemblée générale extraordinaire d’Utrecht pour en connaître la composition définitive. A moins que ce vendredi 13 février réserve quelques surprises…

Après cinq heures de débats animés et de très brillantes interventions de Pierre Nothomb de Deminor, de Mischaël Modrikamen, de notre porte-parole, Christian Hérin, et de beaucoup d’autres, le vote livra son verdict : NON aux transactions des 3, 4 et 6 octobre 2008.

Les négociations avec les associations représentants les actionnaires de FORTIS doivent maintenant commencer.



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